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MONDESPARALLELES
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Puzzle. Un roman d'aventures à construire ensemble.
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Pièce n°XIII

 

Firenssey se demanda quelques instants ce qu’elle avait à perdre. Bon, il y avait son travail, mais avec le CV qu’elle avait maintenant, elle retrouverait du boulot dans la semaine. Et je dis dans la semaine, c’est parce qu’il fallait surtout le temps, qu’elle trouve un travail qui s’adapte à elle et pas l’inverse. Parce que si c’était juste du boulot dans l’industrie du manga, elle aurait dix propositions dans la journée. Mais il fallait un travail dans lequel elle pouvait s’investir totalement. Alors, non à tout bien réfléchir, elle n’avait rien à perdre. Ce travail était loin de chez elle, les tickets restaurants d’un montant ridicule ne permettaient pas même d’acheter un sandwich, son bureau disposait d’une fenêtre donnant sur d’autres bureaux, alors qu’elle rêvait d’une vue sur la nature. Son salaire était raisonnable, mais il aurait pu être carrément indécent.

Alors, pendant que Berthon lui jetait des regards menaçants, elle décida d’ignorer son ordre et de s’asseoir tout de même. Mais si elle s’asseyait, ce n’était pas pour essayer de le convaincre, mais juste pour lui dire ses quatre vérités en face, les yeux dans les yeux. « Vous n’avez pas compris ? Je vous ai dit que Luc, prenez la relève ! » insista Berthon.

Elle attendit qu’il ait fini, puis le regardant intensément, elle dit : « Ecoutez Berthon ! Ca fait des années que vous jouez au petit chef ici. Peut-être que ça vous fait jouir de briser les gens, de leur cracher vos reproches dessus, de les humilier, peut-être qu’il n’y a que comme ça que vous prenez votre pied. Vous me direz avec la tronche que vous avez, je vois pas vraiment comment pourriez prendre votre pied d’une autre manière. Et franchement, comment en vouloir à la femme qui vous a quitté. Vous êtes petit, minable. Vous êtes nul comme manager. Vous vous y connaissez en manga comme moi en formule 1. Vous n’avez pas d’idées. Pas de projets. Pas d’ambition. Même vos costumes sont merdiques. Et vos cravates. Mais où allez vous chercher des horreurs pareilles. Non honnêtement, vous n’êtes pas de la merde dans un bas de soie, vous êtes juste de la… ». Elle n’eut pas le temps de finir. Berthon parti dans un énorme éclat de rire et enchaîna « Vous me plaisez ! Vous avez du cran. Vous ne vous laissez pas ni impressionner ni marcher sur les pieds. J’avais prévu ce petit test depuis longtemps, pour voir si vous valiez le coup. Vous le valez ! Et comment ! ». Alors qu’il reprenait le dessus par un tour de passe-passe dont il avait le secret, Firenssey se demanda qu’elle coup de poker elle venait de jouer. Elle l’avait injurié comme personne n’avait jamais du oser le faire et il prenait ça à la rigolade. Il s’en sortait haut la main. Et elle ? Elle aussi. Sacré Berthon !

« Restez assise. On reprend la présentation de B&B&B depuis le début. Luc, cessez de jouer au calife et allez nous chercher à tous des cafés. » Sacré, Luc. Il avait essayé sa partition et échoué, mais dans le fond, ce n’était pas un mauvais bougre. C’était même un excellent assistant. Peut-être un peu trop porté par la flemme et tête en l’air comme pas deux. Alors qu’elle récapitulait les points forts de B&B&B, Luc sortit donc chercher les cafés. Elle en était au paragraphe 4 du partenariat avec la grande maison d’éditions japonaises, quand Luc revint. Il était livide.

« Fi, votre mari essaie de vous joindre depuis plus d’une heure. Il y a eu un problème ! ». « Quoi ? Quel problème ! ». « Il a dit que c’était à propos de votre fils. ». « Comment ça mon fils ! », le son de sa voix trahissait l’angoisse terrible qui s’emparait d’elle. «J’en sais pas plus. Il a juste donné ce numéro à la secrétaire» repris Luc en tendant un post-it. « Je vous laisse continuer. Je reviens Berthon, mais vous ne vous en tirerait pas comme ça, ne vous inquiétez pas ! » dit-elle juste avant de courir vers son bureau pour se jeter sur le téléphone.

Après la sonnerie d’usage. « Piscine municipale, bonjour ». Fit une voix de poissonnière. « Bonjour, je suis Firenssey Utile. Mon mari Guillaume m’a laissé ce numéro. » Silence à l’autre bout du fil. « Ah ! Je vois. Vous êtes la mère du… Je fais chercher votre mari, madame. Mais ça peut prendre un peu de temps. Il est interrogé par la police pour le moment. » « Par la police ? » mais il n’y avait plus personne pour répondre à ses questions. « La police », « la mère du… », maintenant, elle craignait le pire ! A travers le combiné, elle entendit des voix, des bruits de pas, une chaise qu’on déplace sans ménagement en la faisant grincer sur le sol, le téléphone qu’on n’attrape. « Fi, c’est moi. C’est Guillaume. » « Que se passe t’il ? Que lui est-il arrivé ? Il est vivant ? Non me dis pas qu’il est… ». « Non, il n’est pas… pas pour l’instant… en tous cas… j’espère. » « Mais quoi ? ». « Il a disparu. Sûrement enlevé ! ». « Enlevé ? Mais qu’est-ce que tu racontes ? ». « On avait fini de se baigner. Je continuais de m’habiller dans la cabine. Et lui il était prêt. Il voulait se sécher les cheveux. Il criait. Alors, j’ai ouvert la porte et il est allé sous la machine. D’où j’étais, je voyais ses chaussures vertes fluo, tu sais les espèces de sabots, celles pour lesquelles il avait fait une comédie. J’ai du les quitter des yeux, même pas 20 secondes, le temps de mettre mes chaussures. J’ai relevé la tête, je ne les voyais plus. Je les cherchais des yeux tout en ramassant les affaires et en l’appelant. Mais arrivé sous la machine et autour plus rien. J’ai passé quelques minutes à crier dans les allées. Rien. Alors je suis allé à l’accueil et une dame m’a dit que quelques minutes avant, un homme était parti en tenant dans les bras un enfant qui pleurait. Un enfant qui portait des sabots verts fluo. » « Mais pourquoi ? Pourquoi ? » « Je ne sais pas, Fi, je ne sais pas. La police pense à un pédophile mais sans trop y croire. Généralement, ils préfèrent s’attaquer des enfants isolés, sur une petite route, mais pas un enlèvement dans une piscine en plein Paris. C’est à n’y rien comprendre. Comme si il avait été enlevé intentionnellement. Pour une rançon ou en représailles. » « En représailles ? ». Le mot raisonna en elle... En un instant, il se mêla aux souvenirs de la veille. Les hommes masqués, les autres, pouvaient-ils aller jusque là ? Elle était sûr que oui. Elle n’avait pas vu leurs visages. Mais des gens prêts à entraîner les autres à condamner un homme à un mort et faisant appliquer sans scrupules la sentence, n’ont sûrement pas beaucoup de scrupules à faire enlever un enfant innocent. « Fi, Fi, ça va ? ». Guillaume s’inquiétait au bout du fil. « J’en sais rien ! Je te rejoins. A tout de suite. » Et elle raccrocha sans même laisser le temps à Guillaume de prononcer un mot d’amour ou de réconfort. Elle était abattue. Luc entra et sans même prêter un vrai regard sur elle, il lui dit « Berthon, veut les résultats des ventes sur deux ans et pas seulement sur 18 mois. Je prend ton ordi ça ira plus vite.» Et se faisant il se mis à pianoter. « Fi, tu feras gaffe, t’as des mails en retard… Oh, putain !! Fi, vient voir. » C’est là qu’il se leva vers elle et vit son visage livide, décomposé, crispé par la peur. « Quoi ? » peina t’elle à articuler. « C’est… c’est une photo de ton fils… » Elle se mit sur ses pieds d’un coup et sauta d’un bond vers l’ordinateur. « Pousses toi. ». La photo était presque floue. Son fils était assis sur le cuir noir d’une voiture. Ses chaussures vertes fluo aux pieds. Les yeux pleins de larmes. « Oh ! non !!». « Fi, qu’est ce qui passe ?? C’est quoi ces conneries ? » Demanda Luc. « Ils l’ont enlevé. Ces salauds l’on enlevés. » « Comment ? Oh, putain… Je crois que c’est pris d’un portable vu la qualité. Peut-être directement envoyé par mms du téléphone, si ça se trouve. » Firenssey avait du mal à se détacher de l’image. « Il y a un message ? » demanda luc. Alors, elle fit tourner la roulette de la souris et le texte apparu. « Rendez-vous à 12h, devant le Virgin mégastore du Louvre, à côté de la pyramide inversée. Si vous voulez revoir votre fils vivant, venez seul, n’en parlez à personne, n’appelez pas la police. » « Quelle horreur, murmura Luc, qu’est ce qu’on fait ? ».

 

A vous de décider :

1) Elle y va seul, tout de suite. 

2) Elle appelle Guillaume et lui dit tout.  

3) Elle y va avec Luc, sachant qu’il est déjà au courant.

 

Et pour orienter un peu plus. Ce qui arrive après… :

a)    …se passe bien

b)    …se passe mal

 

Et sinon, vous leur voyez quelles têtes à Guillaume et Luc, celles de (chacun la sienne, hein, pas une tête pour deux…) :

1)    Jibat

2)    Julien

3)    Sébastien

4)    Steva

 

Ce chapitre est la suite directe du chapitre n°IV.

  Lire les 6 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 17-02-2008 à 21h09

 XII Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Pièce n° XII

 

Profitant qu’il n’avait plus l’arme dans la bouche et comme cela le démangeait depuis plusieurs minutes et avait même risqué de l’étouffer, il se décida à cracher. Il se racla profondément la gorge et envoya en l’air une belle quantité de sécrétion corporelle. Alors qu’il n’avait évidement visé aucun des deux hommes, le hasard, malheureux ou heureux c’est selon, décida qu’il devait y avoir une cible. En effet entre le raclement de gorge et l’expulsion, le portable du petit blond à panama sonna. Empêtré par son poing américain, il ne pu le saisir correctement, surtout que l’engin vibrait abondamment. Il glissa donc de ses mains. Peu agile mais plein de réflexes, le petit blond s’abaissa pour le rattraper à peu près au moment où le crachat était expulsé. Dans l’air, le portable et l’amas de salive se croisèrent. Le premier atterrit violement au sol, sur lequel, il perdit sa batterie, le second vint s’écraser en plein milieu du visage du bandit peu commode.

Dire qu’il fut incommodé par ce baptême tardif  et peu ragoûtant serait un doux euphémisme. D’abord, il s’essuya du plat de la main sur le drap du lit. Et ce qui fit sûrement le plus peur à Mozart’s, c’est qu’il ramassa le portable tombé au sol, prit le temps de remettre la batterie en place, et remis pour un temps le portable dans sa poche. Le téléphone en sécurité, il se tourna vers Mozart’s et le regarda un petit moment avec l’intensité et la force de l’acier. Enormément de choses passèrent avec ce regard froid, métallique et tranchant. Le sang de Mozart’s se glaçait au fur et à mesure que les yeux du tueur rentraient dans les siens. Rien ne pouvait les distraire. Même pas le rire de baleine à bosse du tueur à bob jaune et moustache. L’épisode crachat l’avait marqué et depuis il se bidonnait, presque à s’en tenir les côtes. Le blond réajusta le poing américain et lança un premier coup. Son téléphone se remit à sonner. Mais le coup était parti. Il atteint Mozart’s au niveau de la joue gauche. Cette fois-ci, il vit distinctement le sang giclé. Un beau filet rouge qui éclaboussa le costume blanc à rayure noire du tueur. Un costume de marque, à peine sorti du teinturier, bientôt maculé de taches écarlates. Dans d’autres circonstances, Mozart’s se serait mordu les doigts d’infliger un tel affront à des vêtements. Mais pour le coup, il s’en « tamponnait le coquillard » comme il se le répétait dans sa tête depuis son raclement de gorge. Le téléphone du blond sonnait toujours. Le moustachu ne rigolait plus. Le blond décrocha.

« Oui, monsieur… Oui, nous sommes chez lui… Non, toujours pas… Il est récalcitrant à nous le dire, mais nous allons utiliser tous les moyens… Rien de visible ? C’est que… Non, mais il y a eu un petit incident... Non, non, rien de grave… Oui, je vous assure. A peine quelques bleus… Il devenait très irrespectueux… Aussi fort, mais moins marqué ? Comment ça ? … Ah, oui ! Je connais… Oui, oui, excellente idée… On essaye ça et on vous rappelle, monsieur… Je sais, oui, la retrouver est une priorité absolue… Très bien. Merci, monsieur… Oui, je vous rappelle dès que j’ai du nouveau… Au revoir, monsieur. »

-         « C’est ton jour de chance ! », dit le blond, à peine avait-il raccroché.

-         « Vous vous foutez de moi ?

-         Non. Le patron ne veut pas qu’on abîme ta belle gueule.

-         Trop tard !

-         J’ai connu pire. Bien pire. » fit le blond d’un air inquiétant.  

-         « Alors, au revoir ? » essaya Mozart’s.

-         « Non, quand même pas.

-         Je me disais aussi.

-         On reprend les questions. Mais…

-         Mais ?

-         On change de méthode. Tu as une baignoire ?

-         Quoi ? » répondit Mozart’s incrédule.

-         « T’inquiètes, gros Louis, va la trouver.

-         Bien sur, chef. » répondit le moustachu qui s’appelait donc Louis et qui sorti prestement de la pièce.

Resté seul avec le pire des deux, Mozart’s se demanda, si le blond n’allait tout de même pas lui redonner un petit coup pour la route, histoire de savourer sa vengeance. Mais plus encore, il craignait le changement de méthode. L’air salace du blond quand il s’était renseigné pour la baignoire. Ca ne présageait rien de bon.

De la salle de bains, Gros Louis fit entendre sa voix caverneuse. « Il y en a une ! J’en fais quoi ? ». « Tu la remplis d’eau ! ». « Ok. Chef… Heu, chaude ou froide ? ». « On s’en fout. C’est pas pour ce genre de bain. » « Ah ! Oui. J’ai compris. » conclu Louis en enchaînant par un rire gras.

Pendant cette conversation d’une haute teneur intellectuelle, Mozart’s remarqua que dans sa précipitation à trouver une baignoire, le gros Louis avait oublié d’emporter l’arme. Elle était posée sur le pouf, à peine à un mètre de Mozart’s. Il n’avait qu’à un peu tendre le bras. Le blond répondait à Louis. Ca valait peut-être le coup d’essayer. Mozar’ts hésitait, mais il savait qu’une telle occasion n’avait peut-être aucune chance de se reproduire. Alors il esquissa un geste vers l’arme. Trop tard, le blond avait compris la manœuvre et se précipitait aussi sur l’arme. Plus près et plus rapide, il n’eut aucun mal à arriver avant. Surtout qu’à peine à mi-course, Mozart ‘s ayant compris qu’il ne triompherait pas avait décidé d’abandonner.

-         « Pas de ça, l’ami ! », fit le blond.

-         « Oui. Il fallait bien que je tente le coup, quand même. » 

-         « Debout ! » repris le blond, pointant l’arme vers Mozart’s

pour donner du poids à ses paroles. Et tous deux se dirigèrent vers la salle de bains. Une légère pellicule d’eau remplissait le fond de la baignoire.

-         « Montes dedans ! » ordonna le blond.

-         « Tout habillé ! » s’interrogea Mozart’s.

-         « Tu crois qu’on a envie de te voir à poil ? » s’esclaffa Louis.

-         « Qu’est ce que j’en sais ! Vous m’avez l’air d’être un beau duo de pervers ! ».

-         « Tu nous cherches ? » demanda le blond.

-         « Pourquoi pas ? De toutes façons, vous pouvez pas me frapper. Alors qu’est ce que je risque ? » répondit Mozart’s plus pour connaître leur intentions que par réel goût du défi.

-         « Quoi ? C’est quoi encore que ces conneries !» s’indigna Louis. 

-         « Ordre du patron. » répondit le blond. « Mais suffit de jouer, maintenant. Montes dans cette putain de baignoire. »

-         « J’ai pas envie. » fit Mozart’s, se sentant un peu plus sûr de lui.

-         « D’accord. » Siffla le blond. Puis, il pointa l’arme sur Mozart’s,

si près de lui, que bientôt elle lui toucha le front. Il resta comma ça de longues secondes. Les yeux vissés dans le regard de Mozart’s. Des yeux froids mais vides. Des yeux décidés mais sans vie. Puis, d’un coup, il leva l’arme et avec le canon frappa violemment dans la nuque de Mozart’s, celui fût tellement surpris et étourdi qu’il perdit l’équilibre. Le blond n’eu alors aucun mal de le pousser dans baignoire. Mozart’s glissa, tenta de se retenir aux parois en carrelage, puis au rebord de la baignoire en vain. Il se retrouva plié en deux en travers. Le blond fit un signe rapide à Louis. Le moustachu s’approcha, pris Mozart’s par le col et lui plongea la tête dans l’eau, qui entre temps avait monté d’une dizaine de centimètres. Etant donné le faible niveau de l’eau, la tête de Mozart’s était collée contre le fond de faïence. C’est dire que non seulement il avait mal, mais qu’en plus, l’eau lui rentrait dans le nez, dans la bouche et commençait à s’insinuer dans ses poumons. Assez vite, il compris qu’il allait se noyer. Au bout de quelques secondes, Louis lui releva la tête. « Tu es plus coopératif ? » demande le blond, qui ne laissant pas le temps à Mozart’s de répondre, fit signe à Gros Louis de le replonger dans le bain. Après à nouveau quelques secondes, Mozart’s fût à nouveau sorti de l’eau. A peine avait’il repris son souffle qu’il lança : « Mais qu’est ce que vous voulez, à la fin! ». « Seulement savoir où est-elle ? » répondit le blond.

 

A vous de décider ce qu’ils cherchent :

1) La partie de métal, symbole de la conspiration

2) Snowie, la bonne copine (cf : pièce précédente)(sachant que ce n’est pas parce que les chapitres se suivent dans le récit, que ce qui arrive dedans se suit dans le temps…)

3) La clef USB envoyée dans un gros paquet (cf : pièce n°VI)

 

Et pour orienter un peu plus. Ce qui arrive après… :

a)    …se passe bien

b)    …se passe mal

  Lire les 5 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 09-02-2008 à 15h32

 XI Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Pièce n° XI

  

Aller où tout a commencé. Elle n'était pas certaine d'avoir la force de le faire. Et puis est-ce que cela voulez vraiment dire quelque chose. Derrière la formule de mauvais polar, cela recoupait-il une vraie réalité ? Elle connaissait ses amis depuis longtemps, ils avaient l'habitude de fréquenter l'endroit depuis la première fois, puisque c'était là-bas qu'ils s'étaient rencontrés.

C'était un lundi de novembre. Il avait plu toute la matinée. Mais vers midi, le soleil était apparu, réchauffant immédiatement l'atmosphère. Elle était debout depuis 6h ! Elle avait réussi à dégoter une vacation de maquillage pour le défilé Channel au Carrousel du Louvre. Alors, pendant 5h, elle avait maquillé des mannequins longilignes portes manteaux filiformes de vêtements hors de prix. Il était 13h, quand elle sortait enfin fumait une cigarette bien méritée. Alors, qu'après avoir un peu marché, elle s'était assise sur un banc, une femme brune aux longs cheveux bouclés était venue s'asseoir à côté d'elle. Elle avait l'air contrariée, mais la première chose qu'elle lui dit, ressemblait à « C'est pas bien de fumer ! Moi quand je suis à cran, j'injurie tout le monde, je pleure un bon coup et je repars ! ». « Et ça marche ? », lui avait-elle demandée. « Oui, enfin je crois, en même temps, je suis souvent à cran ! ». Et elles avaient rigolé ensemble. Le premier rire qu'elles avaient partagé. Elle était spécialiste de mangas, ces bandes dessinées japonaises, et venait d'envoyer balader un éditeur qui tentait de l'arnaquer. Elles avaient immédiatement sympathisées. Depuis, alors qu'elle était une maquilleuse recherchée pour ses talents à changer les visages, elle était rentrée dans une maison d'édition et était responsable de collections.

Lui, était arrivé peu après, le même jour. Il était mannequin occasionnel et venait de se faire virer par le couturier parce qu'il draguait l'assistante. Il voyait que l'homme aux doigts d'or était proche de la jeune fille, mais comme il le pensait homo, il ne s'était pas posé de question. Sauf que si le tailleur pour homme était bien de la jaquette, l'assistante en question était sa sœur… Et qu'il en pinçait pour lui… Par dépit amoureux, son protégé ayant jeté son dévolu sur sa sœur, il l'avait flanqué à la porte. Ce que l'histoire ne dit pas, c'est que dès qu'il fut parti penaud, elle se jeta sur un suédois nommé Angtar, qui l'a mis enceinte dans les 15 jours, avant de se rendre compte qu'il préférait les hommes et de partir avec un routier sur les routes de la Cordillère des Andes… Bref, lui aussi atterrit sur le banc, lui aussi sorti une cigarette et alors qu'il en aspirait les premières bouffées, les deux filles lui firent la leçon… et leur trio pris naissance ce jour-là. Depuis, on l'avait vu dans une comédie musicale et psychanalytique, dans le rôle d'un extra-terrestre pour une reprise délirante d'une pièce de Broadway et il avait tenu un rôle de médecin beau gosse dans une adaptation ratée d'Urgences.

C'est en pensant à eux et à tout cela qu'elle se promena, descendant aux Halles, marchant jusqu'à la rue de Rivoli, passant pour le plaisir sur le pont des Arts, revenant vers la Cour Carrée du Louvre, traversant les porches, admirant le soleil d'été se reflétait sur la pyramide de verre, passant l'arc, s'allongeant dans l'herbe coupée ras, se posant près d'un bassin où les enfants joue avec des voiliers.

La suite était plus confuse. Quelques mois auparavant, soit plusieurs années après cette première fois, alors qu'ils fréquentaient encore beaucoup l'endroit, ils avaient fait, un après-midi, une étrange rencontre. Ils avaient pris l'habitude de se retrouver là pour déjeuner tous les mercredi. Parfois, ils s'achetaient un sandwich, mais la plupart du temps, ils apportaient une salade préparée la veille, une quiche faîte maison, un tiramisu de grand-mère, etc… Ce jour-là, Mozart's, comme on avait pris l'habitude de le surnommer au lycée par une sorte de diminution de son nom de famille, Mozarticelli, avait ramené une salade de tomate et de mozzarella avec un filet d'huile d'olives ramené d'Italie. Snowie, elle, avait fait spécialement une tarte à l'oignon, l'une de ses spécialités. Et Firenssey avait ramené quelques fruits de saison et des sodas. Ils étaient en train de pique-niquer sur l'herbe, quand un jeune homme, plutôt costaud, s'était approché d'eux. Il disait être poursuivi par un type et avoir besoin d'aide. Il pensait que si le gars en question le voyait en grande conversation avec d'autres personnes, il n'oserait pas l'importuner. Quelques secondes après, ils virent effectivement un homme rôder autour d'eux. De belle allure mais qui ne semblait pas vraiment menaçant. En fait comme l'expliqua le nouvel arrivant, ce type essayait depuis des mois de lui achetait un objet qu'il avait en sa possession. L'objet étant exceptionnel et dans sa famille depuis des lustres, il n'avaient aucunement l'intention de s'en séparer. Mais l'autre insistait, revenant sans cesse à la charge, le harcelait de coups de téléphone, et depuis le matin le suivait dans la rue. Les trois amis, se prirent immédiatement de sympathie pour ce nouvel arrivant qui par ses airs bonhomme inspirait immédiatement la confiance. Il travaillait dans le social. Il était fiancé. Il s'appelait Benedict, mais personne ne l'appelait comme ça. La discussion dura deux bonnes heures, chacun apprit à se connaître et pendant tout le temps qu'elle dura, l'autre gars ne les avait pas quitté des yeux. Alors qu'ils se levaient pour aller prendre un café sur la terrasse en face de la pyramide, l'homme semblait toujours vouloir coller à leur pas. Mozart's, qui était un sanguin, n'y tenant plus, se retourna précipitamment et couru vers le type. Il le pris par le col de sa veste, une noire à col Mao, le leva de quelques centimètres au-dessus du sol et le plaqua contre un arbre. « Maintenant, ça suffit ! Tu lâches les baskets de mon pote, où je te défonce ! C'est clair ? ».  L'autre ne répondait pas. « C'est clair ? », répéta Mozart's. L'autre était tétanisé. Alors Mozart's le repris par le col et le jeta à terre. Le type se releva, épousseta la poussière de ses vêtements, lança un regard noir à Mozart's puis à Benedict, et finalement se retourna et après quelques pas, disparu derrière un arbre. « Pauv' naze ! », tança finalement Mozart's. S'ils avaient bien ri sur le moment en dégustant un capuccino, maintenant, seule au même endroit, Snowie pris peur en se remémorant l'aventure. Il ne fallait pas remuer les mauvaises histoires, se dit-elle. Surtout qu'avec la cérémonie de la veille, les mauvaises histoires avaient une sacrée tendance à s'accumuler ces derniers tems. Elle était perdue dans ses profondes pensées, quand elle reçut le choc de sa vie ! Alors qu'elle s'était assise sur un banc pour reprendre son souffle, elle vit apparaître devant elle, le type en question.

Il portait un costume gris clair, ce qui faisait ressortir ses yeux bleus, et était au bras d'une jolie blonde. Elle espéra un instant qu'il ne la remarque pas. Peine perdue. Il franchit rapidement les 10 mètres qui les séparait pour venir à sa rencontre. « Comme on se retrouve, sweetie ! ». « Moi, c'est Snowie ! » dit-elle, sans se démonter. « Snowie… C'est naze comme blaze ! » lança la blonde. « Ah ouais, parce que la pétasse, elle s'appelle comment déjà ? ». « Du calme, sweetie ! On n'est pas là pour se bagarrer », repris le type. « Oui, ben, jette toi en l'air et laisse moi tranquille ! » répliqua Snowie en accompagnant la sentence d'un regard de défi. « Désolé, sweetie, il va falloir que tu revois ton planning, j'ai d'autres idées pour toi ce matin ! » et ce faisant, il lui pris le bras sans trop de ménagement. « Oui, et puis je trouve que tu es bien rouge, pour une fille avec un nom neigeux comme le tien ! ». Snowie lança un regard vers la blonde à lui glacer le sang, elle fut même à deux doigts de se jeter sur elle mais se reprit ! « Toi ta gueule et toi tu me lâches ! ». « Non ! Et tiens toi un peu tranquille... ! » repris le type. « Tu me lâches, je te dis ! ». « Ecoute sweetie, plus vite tu comprendras qu'aujourd'hui, c'est moi qui mène la danse, plus vite tu éviteras qu'on fasse du mal à tes amis ! ». Elle eu du mal à encaisser le choc ! « Quoi…

 

A vous de décider la suite de sa réplique:

1) arrêtes de mytho c'est du bluff ! »

2) touches pas à un seul de leur cheveux, ou tu vas voir ! »

3) je sais même pas qui tu es, tu me fais trop pitié, vas y tu me saoules, parles à ma main ! »

sur cette question, un nouveau votant peut encore faire la différence...

 

Et pour orienter un peu plus. Ce qui arrive après… :

a)    …se passe bien

b)    …se passe mal

 

Ce chapitre et la suite directe du chapitre II (entre autres...).

 

  Lire les 9 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 28-01-2008 à 11h50

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Pièce n°X

 

Il n'en était tout de même pas réduit à attaquer une vieille dame. Non, c'était hors de question. Quand à aller voir la police. Il ne préférait pas. Il avait un doute. Et s'il était un criminel recherché ou un mari violent… était-ce bien le moment de se jeter dans la gueule du loup ? Non. Alors, il marcha jusqu'au métro, enleva sa veste de costume et ayant relevé ses manches de chemise, commença à faire appel à la générosité des passants. Il avait un don naturel pour les contacts humains. Il avait aussi un sens aigu de l'observation. Voyant arriver les gens de loin, il repérait instantanément le détail qui clochait. Alors il trouvait un bon mot ou une répartie astucieuse et généralement déclenchait le rire. Et un rieur et toujours plus généreux qu'un grincheux. Ainsi ayant trouvé le truc, il commença à récolter cent par cent un peu d'argent. Certes, ce n'était pas l'eldorado, mais en une heure, il avait pratiquement 5 euros. Dès les premières sommes gagnées, il aurait pu se précipiter acheter de la nourriture mais il avait sa fierté. D'où, il était, il voyait parfaitement la boulangerie, le lieu de ce qu'il appelait son « humiliation ». Et quand la porte automatique s'ouvrait il apercevait même la vendeuse. Il avait d'ailleurs eu le loisir de la voir parfaitement lorsqu'elle était sortie fumer une cigarette pendant un moment de calme. A plusieurs reprises, elle l'avait regardé et ils avaient même échangé quelques regards. A chaque cent qui tombait dans sa cagnotte, il se disait « plus que quelques cents et ça fera un euro, plus que quelques euros et ça fera 13 euros ». C'était son objectif du moment, 13 euros, 13 euros pour un croissant, deux pains au chocolat, deux chaussons aux pommes et 200 grammes de chouquettes. 13 euros pour rassasier sa faim et retrouver son honneur.

Comme il n'avait plus rien, il s'était résolu à faire de sa veste un réceptacle à pièces. Pliée d'une certaine façon, elle ressemblait à un nid sauf qu'à la place des œufs, il y avait de la monnaie sonnante et trébuchante. Pour attirer les premières pièces, il avait même placé dans le nid le petit cercle de métal vert. Et comme il prenait bien la lumière, ceux qui s'approchaient avait toujours l'air intrigué en l'apercevant.

Au bout de deux heures et avec une belle régularité, il atteignit le palier symbolique des 10 euros. Il se dit que d'ici ¾ d'heure, il pourrait manger à sa guise. Ce qui commençait à devenir urgent tellement il sentait son estomac le tiraillait. C'est alors qu'un homme de fort bonnes manières se pencha vers lui. Il portait une belle montre au poignet et tenait dans sa main un billet de vingt euros. « C'est pour toi, lui dit-il, si tu me fait cinq pas en marchant sur les mains. » « Et pour 50 euros, je le fais à poil c'est cela ? » répondit-il tant il était surpris par la proposition. « Non, 50 euros, c'est pour 10 pas en fredonnant I'm just a gigolo. » « Vous êtes pas ordinaire, vous ! ». Et comme l'homme sortait de sa poche un autre billet de vingt et un billet de dix, il se dit que ça valait le coup ! Alors après s'être levé, avoir pris un peu d'élan et s'être mis dans la tête l'air en question, il s'élança. Pendant les quelques secondes que dura la prise d'élan, il eu un doute. Il se demandait s'il était capable de faire ça, marcher sur les mains. Certes, il n'avait pas eu de problème pour se rappeler, l'air de musique, mais il se dit que c'était sa part de mémoire collective qui devait fonctionner. Mais ne se rappelant plus rien de lui, il eu peur d'être incapable de marcher sur les mains. Alors avant de poser les mains à terre, il prit une grande inspiration. Les 10 pas ne furent pas d'une grande élégance et d'une grande maîtrise, par contre il chanta juste. Revenant sur ses pieds, il se dit qu'il méritait bien son argent. Mais évidemment, l'homme avait disparu par la bouche de métro. Emportant avec lui, la veste et les 10 euros. Il s'élança à la poursuite. Mais n'ayant pas bien repris son équilibre interne et toujours assailli par la faim, il trébucha dans les escaliers. Rien de bien grave, mais il s'égratigna les mains en se réceptionnant sur le sol et son genoux frappant une des marches avec force, son pantalon se déchira. Remis de ses émotions, il se releva tant bien que mal, s'essuya les mains ensanglantées sur ses fesses de pantalon et marcha prestement et claudiquant plutôt qu'il ne couru vers les portillons d'entrée. En contrebas, deux métros se croisaient, l'un dans chaque sens. Il compris qu'il était inutile d'aller plus loin.

Remontant vers l'air libre et le soleil, il se dit qu'il était vraiment arrivé au fond. Sa situation avait même empirée en trois heures. Il n'avait toujours aucune idée de qui il était et à ce qu'il pouvait savoir, il ne possédait plus qu'une chemise d'une propreté douteuse, un pantalon déchiré au genou gauche et retenu par une ceinture fine en simili cuir noir et une paire de chaussure marron foncé avec des chaussettes beiges. Bref, ce qu'il portait sur lui. Ce n'est qu'arrivé sur la dernière marche, qu'il se rendit compte qu'en emportant son espoir de nourriture, le voleur avait aussi emporté le morceau de métal. Il était vraiment sans rien. Mais comme il ne voulait toujours pas se rendre aux autorités, ni devenir lui aussi un voleur, il se dit que le plus simple était de recommencer. Alors, plus pathétique que la première fois, il s'assit sur les marches et recommença à mendier.

Après avoir marché sur les mains d'une façon malhabile, tout en fredonnant un air entraînant et qui lui correspondait bien, il s'était précipité vers le métro et quelques secondes après, en était remonté dans un état lamentable. Après avoir récupéré dans la poubelle, le gobelet qu'un passant venait juste d'y jeter, il s'était à nouveau assis sur les marches, interpellait les passant et souriait aux passantes. Il était vraiment émouvant. Et malgré du sang qui avait coulé, il semblait toujours avoir le sourire. Sa persévérance la touchait beaucoup. A la première impression, il lui avait vraiment plus. Mais le coup de ne pas avoir d'argent, ça l'avait vraiment mis hors d'elle. Elle s'était dit que c'était encore un salop qui se moquait d'elle. Mais le fait de l'avoir vu mendier sur les marches, avait complètement retourné son jugement. Comme, elle avait bon cœur, elle pris dans la cagette quelques gâteaux qui avaient été malmenés par le mitron, et qu'elle ne pouvait décemment pas vendre. Et alors que sa collègue s'occupait d'emballer une charlotte aux fraises pour un gros type moustachu, elle alla lui porter.

-         « Bonjour ! Tenez c'est pour vous ! 

-         Re ! En quelle honneur ! 

-         Vous avez faim et je devrais les jeter ! 

-         Je suis pas certain que manger des gâteaux périmés soit très bon pour moi ! 

-         Ils sont pas périmés ! Ils ont juste une sale gueule ! 

-         Comme moi ! Alors eux et moi, on est fait pour s'entendre ».

Et alors qu'elle souriait, il se jeta comme la faim sur le monde pour dévorer un opéra qui avait perdu de ses grands airs, une religieuse qui avait perdu la tête et baillait de la collerette et un Paris-brest qui n'avait pas du aller beaucoup loin plus que le boulevard périphérique. Que c'était bon !

Avec de la crème sur la lèvre supérieure, du chocolat sur la joue droite, il était encore plus sexy.

-         « C'est quoi votre histoire !

-         Pardon. » Dit-il la bouche pleine.

-         « Pourquoi vous jouez au SDF ?

-         Parce que je crois que j'en suis un !

-         Ouais ben, des clochards en costards et chaussures vernies, j'en ai jamais vu.

-         C'est que vous m'avez pas bien regardé.

-         Sans rire ! Pourquoi vous êtes là ?

-         Je sais pas qui je suis !

-          ??!!

-         Je sais pas qui je suis ! Je connais pas mon nom ! Pas mon adresse ! Pas mon taf ! Rien. Le trou blanc.

-         Le trou noir vous voulez dire !

-         Vous êtes prof de français en plus de boulangère ?

-         Je ne suis pas boulangère ! Je vends dans une boulangerie pour payer mes études.

-         Et elle étudie quoi, la demoiselle ?

-         Ca vous le saurez plus tard !

-         C'est donc qu'on va se revoir ?

-         Vous perdez pas le nord !

-         Non. Pis je me sens sale. J'ai besoin de prendre une douche. Alors, où c'est que vous habitez ?

 

A vous de décider.

 

1)    Elle lui file une claque et répond un truc du genre « D.T.C. ».

2)    Elle lui répond par une blague et décide de prolonger la discussion.

3)    Elle a vraiment bon cœur et décide de l'accueillir.

 

Et pour orienter un peu plus. Ce qui arrive après… :

a)    …se passe bien

b)    …se passe mal

 

Et sinon, vous lui voyer quelle tête, celle de :

1)    Hélène

2)    Pauline

3)    Une autre personne… (merci de préciser qui)

  Lire les 9 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 22-01-2008 à 13h16

 IX Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Pièce n°IX

 

Autour de lui, tout était blanc. D'un blanc sale, tirant plus sur le jaune. Une télévision était suspendue au plafond. Et des images d'une de ces émissions où les jeunes doivent chanter pour gagner défilaient sans le son. La fenêtre était fermée. Le volet de plastique en était descendu complètement et il n'y avait plus aucun interstice par lequel la lumière aurait pu se glisser. Il avait une perfusion au bras droit et une poche de sang était suspendue à un crochet au-dessus de sa tête. Il était habitué aux hôpitaux. Dès son plus jeune âge, il avait eu le malheur de les fréquenter. Mais il n'avait pas l'habitude des hôpitaux français. C'était la première fois qu'il venait à Paris. Il était parti très tôt le matin de San Francisco pour arriver vers 23h à Roissy. Il était content parce qu'il avait vu la Tour Eiffel s'illuminait. Les rues de Paris lui avaient plu. Son chauffeur était trop bavard mais ses verbiages n'avaient pas réussi à lui gâcher le plaisir d'observer. Puis, comme on lui avait demandé, il l'avait participé à cette étrange cérémonie. Il avait d'ailleurs reçu la même récompense que les autres. Un morceau d'aiguille verte.

Après par contre ça c'était gâté. Les 6 autres partis, il était resté pour faire appliquer la sentence. Le type était censé être bourré, assez pour ne pas opposer de résistance. Mais dès qu'il avait vu arriver les deux dents aiguisées, il avait réussi à se remettre sur pied. Surpris par l'énergie du condamné, il n'avait même pas vu arriver le coup de pied dans le bas ventre qu'il lui avait décoché. D'ailleurs, il avait toujours un peu mal. De son bras d'une blancheur telle qu'on l'avait pris parfois pour un fantôme, il souleva sa chemise de nuit pour se tâter un peu. Ca allait passer. Remis du coup de pied, il s'était lancé après le condamné. Ce dernier avait déjà pris une bonne longueur d'avance. La poursuite aller durer plusieurs heures. Trois fois, ils en vinrent aux mains. Une fois, il croyait même être arrivé au but. Il allait réussir à lui cogner violemment la tête contre le parapet d'un pont. Mais l'autre avait à nouveau esquivé et pris la fuite. Il détestait perdre. Il détestait être mis en échec. Alors malgré les premières lueurs de l'aube, il avait continué à traquer l'autre. Etrangement, il ne l'avait jamais perdu de vue. L'autre n'avait pas sauté dans un taxi, pas pénétré dans un immeuble par une porte cochère entrouverte, pas même essayé de se mêler à la foule. Il avait accepté l'idée de la chasse à l'homme. Il avait accepté d'être le traqué. Il n'avait rien fait pour s'y soustraire. Et allongé sur le lit d'hôpital, il était certain qu'à la fin, il l'aurait eu. Mais avec le lever du démon solaire, il avait commencé à perdre des forces, pour finalement tomber évanoui. Après, il ne se rappelait plus rien, jusqu'à ce réveil hospitalier.

Deux coups. On frappait à sa porte. L'infirmière entra. Il la trouva tout de suite très jolie. Il faut dire qu'elle ne portait pas de blouse, mais juste une chemisette blanche à liseré bleu et quand elle se pencha sur lui pour vérifier sa perfusion, il pu entrapercevoir un soutien-gorge de dentelle bleu pâle. « Que m'est-il arrivé ? », lui demanda-t-il en essayant de masquer son accent. « On vous a trouvé sur un banc inanimé. Puis on vous a amené ici. Par chance, le médecin de garde a tout de suite reconnu vos symptômes. Mais ne vous inquiétez pas, vous pourrez sortir dans quelques heures. » « Quand il fera nuit ! ». « Oui bien entendu, mais aussi quand vous irez mieux. N'hésitez pas à sonner si vous avez besoin de quoi que ce soit. » « Ok ! » dit-il avec un accent plus marqué. Après un passage aux toilettes, il fouilla dans ses poches pour trouver son portable. Il vit qu'il était plus de midi. Il avait reçu six textos. Le premier avait été envoyé à 9h17 le dernier une vingtaine de minutes auparavant. Ils étaient tous du même expéditeur « Uncle SOM » et comportaient tous le même message laconique : « Où en est-on ? ». Il avait eu « Uncle SOM » deux fois directement en ligne pendant la chasse. Maintenant son patron lui demandait des comptes. Et il était bloqué sur son lit d'hôpital. Il hésita à l'appeler. En même temps, la cible étant perdue, plus il tardait, plus il risquait d'envenimer la situation. Et plus il prendrait pour son grade. Surtout qu'il avait un héritage à défendre. Et qu'il tenait beaucoup à le sauvegarder. Dans sa famille, on était tueur à gages de père en fils depuis au moins 150 ans. Un grand oncle avait travaillé pour Al Capone. Son arrière grand-père avait fini ses jours sur la chaise électrique. Et son père avait exécuté plusieurs contrats pour des agences gouvernementales dont la C.I.A.. De quoi être fier. Alors un échec à Paris pour son premier contrat, c'était hors de question. Il n'avait pas encore fait ses preuves. Il était là uniquement parce que faire appel à sa famille pour régler les soucis faisait partie de la tradition dans certains milieux. Certes, il s'y connaissait en arme. Il avait eu un revolver en main avant même de savoir parler. Il avait aussi pratiqué la chasse sur tous les gibiers de nuit possibles. Mais il n'avait jamais tué un être humain. Il redoutait autant qu'il rêvait de cette première fois. Passer ce test représentait beaucoup pour lui. Il faut dire aussi qu'il n'excellait pas dans beaucoup d'autres domaines. Il ne cuisinait pas, ne lisait jamais, ne pratiquait pas de sport, n'avait pas connu trop de femmes… Par contre, il adorait le cinéma. Au moins dans un cinéma, on est à l'intérieur isolé des lumières du monde. Alors, il les avait toujours beaucoup fréquenté. Il était 12h17, un nouveau texto arriva. Pas vraiment nouveau en fait. En lisant ce texte pour la septième fois, il se décida d'appeler. Il y eu à peine une demie sonnerie. « Où en est-on ? » fit immédiatement la voix. Pouvait-il dire la vérité ? Il ne pensait pas à la clémence, alors il mentit sans état d'âme. « Je suis toujours sur la piste ». « Je veux que tout soit fini avant 17h ! Sinon, ce n'est pas la peine de me rappeler. » Et l'appel fut terminé. Il était sous le choc. Il avait à peine cinq heures pour retrouver l'individu. Heureusement, il n'était pas sans indice. Dans une des bagarres, il avait arraché au condamné son portefeuille. Il n'avait plus qu'à se rendre à l'adresse indiquée, pour commencer. Mais il ne fallait pas traîner. Boosté par la peur de faillir, il se sentait de bien meilleure forme. Il arracha la perfusion et s'apprêtait à se rhabiller quand l'infirmière entra. « Qu'est ce que vous faîte ? » s'insurgea t'elle. Il se précipita sur elle. Lui mit la main sur la bouche pour l'empêcher de parler à nouveau. Et se trouva un peu bête. Il n'allait pas lui tordre le cou. Il aurait peut-être même besoin d'elle. Surtout que dehors, le soleil était haut dans le ciel. Il hésitait sur l'attitude à adopter.

A vous de décider :

1) Il retire son étreinte et lui demande de l'aide.

2) Il renforce son étreinte et lui ordonne de l'aider.

3) Il l'assomme pour pouvoir calmement l'emmener avec lui.

 

Et pour orienter un peu plus. Ce qui arrive après… :

a)    …se passe bien

b)    …se passe mal

 

Et sinon, vous lui voyer quelle tête, celle de :

1)    Herman

2)    Jibat

3)    Julien

4)    Sébastien

5)    Steva

6)    Une autre personne…

  Lire les 6 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 19-01-2008 à 13h46


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  Blog créé le 15-11-2006 à 23h05 | Mis à jour le 17-02-2008 à 21h10 | Note : 8.04/10