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MONDESPARALLELES
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Puzzle. Un roman d'aventures à construire ensemble.
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Pièce n°III

 

Il avait connu des réveils meilleurs. Il faut dire aussi que beaucoup de sensations dépassent au réveil, celle d'un goût métallique sur la langue. Surtout quand ce goût est dû à une arme qu'on vous a sans délicatesse aucune enfournée dans la bouche. Une fois les yeux ouverts, la première chose qu'il vit fût le canon de l'arme et le pouce posé au dessus. Il resta fixé sur cette image un instant et aurait même été bouche bée si il n'avait eu peur en faisant un mouvement de mâchoires de perdre quelques dents. Si ce n'est habitué à cette réalité, tout du moins en ayant pris conscience, ses yeux papillonnèrent aux alentours. L'arme était tenue par un gros type moustachu avec une barbe de trois jours, qui portait un vieux t-shirt qui longtemps auparavant avait été blanc. Il avait, et l'incongruité l'aurait fait sourire en toutes autres occasions, un bob jaune, style marque de boisson anisée, enfoncé profondément sur la tête. Des lunettes de soleil teintées de rose, complétées le personnage. « Je crois qu'il est réveillé, collègue ». Prononça t'il d'un fort accent du sud-est. Le collègue en question était assis sur l'un des deux poufs blancs qu'il avait eu pour 50 euros sur Ebay faisant alors une bonne affaire. Il était très petit, très blond, très mince, très soignée et pas l'air très commode. Il portait lui aussi un couvre-chef, mais c'était un panama blanc, assorti à son costume blanc rayé de noir et à des chaussures cirées à pompons. Il faisait cliché. Un peu trop issu du « Parrain » pour être crédible. Mais, son regard d'acier ne laissait planer aucune méprise. Dans sa main droite il tenait une lime à ongles dont il se servait sur sa main gauche. Le bruit était un peu crispant. L'assortiment de ces deux types était tout à fait invraisemblable. Mais leur intrusion dans son appartement à une pareille heure, l'était encore plus. Cela pouvait-il avoir un rapport avec la veille et la mascarade macabre à laquelle il avait participé ? Sans doute. Instinctivement il pensa au morceau de métal vert. En rentrant le soir, il l'avait balancé de rage l'aiguille dans le plat africain, acheté sur un marché de Tunisie, qui lui servait de vide poche. Cela pouvait avoir de la valeur. Mais c'était surtout symbolique, un lien qui reliait les conjurés, une preuve de leur participation. Les deux hommes pouvaient-il en être ? Il ne le pensait pas. Le gros était trop gros et le petit trop petit pour ne pas être identifiés même sous un déguisement sorti tout droit de l'imagier du Klu Klux Klan. « Alors que fait on, collègue ? » dit le gros type à l'attention de l'autre. « On le fait parler ! » répondit sèchement le petit d'une voix fluette. Et joignant le geste à la parole, il rangea sa lime à ongles dans sa poche de veste et enfila sur sa main droite un poing américain luisant. Voyant cela, le canon de l'arme toujours en train de lui chatouiller la glotte, il se sentit trembler et de grosses gouttes de sueur apparurent entre ses épaules pour aller mourir dans le bas de son dos. Bizarrement, même avec l'arme dans la bouche il n'avait pas eu peur. Il se disait avec beaucoup de discernement que quand on veut flinguer un type, on ne s'amuse pas à l'étouffer avec son arme avant. A moins d'être vraiment sadique… Le sadisme de ses deux agresseurs lui vint brutalement à l'esprit. Et le petit blond commençant à s'approcher d'un pas lent vers lui, serrant son poing lourdement armé, là, il pris vraiment peur. Le téléphone sonna. « Sauvé par le gong » pensa-t-il. Sauf que non. Les deux hommes semblèrent à peine remarquer la sonnerie. « Je crois qu'il va avoir du mal à répondre ! », dit le gros. « La ferme ! » fit le petit.  Il se dit que vraiment, celui se la pétait trop. On peut-être un bandit sans agir comme dans un film, pensa-t-il. « Vire ton flingue et prend le par les bras ! » continua-t-il. C'est là qu'il compris que ses bras n'étaient pas attachés. Que tous ces membres étaient libres de leur mouvement. Mais un flingue dans la bouche, on réfléchit moins bien se dit-il aussi. Il n'eu pas le temps d'une action inconsidérée. Alors que la sonnerie du téléphone retentissait pour la cinquième et dernière fois, le gros lui enserra les bras d'une poigne ferme. Immobilisé par une clé, il avait mal. Mais ce n'est pas la douleur présente qui occupait son esprit. Non, c'était le petit blond qui s'avançait un sourire niaiseux au coin des lèvres. « On va être bien sage ! » fit-il. « Sinon, je te casse les deux bras », dit l'autre. « Je pense qu'il a saisi », ajouta le petit. Il essaya d'émettre un son quelconque, mais respirant enfin librement, il ne pouvait que déglutir. Il avait la bouche pâteuse et le goût de métal l'imprégnait encore complètement. En fait il voulu cracher, mais se retint se disant que son geste pouvait être mal interprété. « Où est-elle ? », demanda le petit. Il le regarda pétrifié. Et sans même vouloir être courageux, il chercha simplement à comprendre. « Où est quoi ? » réussit-il à articuler. Le choc fut immédiat et violent. Il s'attendait bien à le recevoir à un moment donné, mais pas si tôt. Le gros lâcha prise un instant surpris par la violence de l'impact. Il avait la joue en feu. Il se demandait s'il ne pissait pas déjà le sang. « Je n'ai aucune patience » précisa le petit. « Alors, où est-elle ? ». Parlait-il de l'aiguille ? Ou bien d'autre chose ? De quelqu'un même, pourquoi pas. Il hésitait sur la réponse à apporter.

 

A vous de décider :

1) Il a vraiment trop envie de cracher, alors il le fait.

2) « Mais où est quoi, bon sang ! »

3) « Elle est dans mon vide poche ! »

 

Et pour orienter un peu plus. Ce qui arrive après… :

a)    …se passe bien

b)    …se passe mal

 

Et sinon, vous lui voyer quelle tête, celle de :

1)    Benjamin

2)    Brams

3)    Herman

4)    Jibat

5)    Julien

6)    Sébastien

7)    Steva

8)    Vlad

9)    Une autre personne…

  Lire les 12 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 05-01-2008 à 01h57

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  Blog créé le 15-11-2006 à 23h05 | Mis à jour le 17-02-2008 à 21h10 | Note : 8.04/10