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MONDESPARALLELES
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Puzzle. Un roman d'aventures à construire ensemble.
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Pièce n°X

 

Il n'en était tout de même pas réduit à attaquer une vieille dame. Non, c'était hors de question. Quand à aller voir la police. Il ne préférait pas. Il avait un doute. Et s'il était un criminel recherché ou un mari violent… était-ce bien le moment de se jeter dans la gueule du loup ? Non. Alors, il marcha jusqu'au métro, enleva sa veste de costume et ayant relevé ses manches de chemise, commença à faire appel à la générosité des passants. Il avait un don naturel pour les contacts humains. Il avait aussi un sens aigu de l'observation. Voyant arriver les gens de loin, il repérait instantanément le détail qui clochait. Alors il trouvait un bon mot ou une répartie astucieuse et généralement déclenchait le rire. Et un rieur et toujours plus généreux qu'un grincheux. Ainsi ayant trouvé le truc, il commença à récolter cent par cent un peu d'argent. Certes, ce n'était pas l'eldorado, mais en une heure, il avait pratiquement 5 euros. Dès les premières sommes gagnées, il aurait pu se précipiter acheter de la nourriture mais il avait sa fierté. D'où, il était, il voyait parfaitement la boulangerie, le lieu de ce qu'il appelait son « humiliation ». Et quand la porte automatique s'ouvrait il apercevait même la vendeuse. Il avait d'ailleurs eu le loisir de la voir parfaitement lorsqu'elle était sortie fumer une cigarette pendant un moment de calme. A plusieurs reprises, elle l'avait regardé et ils avaient même échangé quelques regards. A chaque cent qui tombait dans sa cagnotte, il se disait « plus que quelques cents et ça fera un euro, plus que quelques euros et ça fera 13 euros ». C'était son objectif du moment, 13 euros, 13 euros pour un croissant, deux pains au chocolat, deux chaussons aux pommes et 200 grammes de chouquettes. 13 euros pour rassasier sa faim et retrouver son honneur.

Comme il n'avait plus rien, il s'était résolu à faire de sa veste un réceptacle à pièces. Pliée d'une certaine façon, elle ressemblait à un nid sauf qu'à la place des œufs, il y avait de la monnaie sonnante et trébuchante. Pour attirer les premières pièces, il avait même placé dans le nid le petit cercle de métal vert. Et comme il prenait bien la lumière, ceux qui s'approchaient avait toujours l'air intrigué en l'apercevant.

Au bout de deux heures et avec une belle régularité, il atteignit le palier symbolique des 10 euros. Il se dit que d'ici ¾ d'heure, il pourrait manger à sa guise. Ce qui commençait à devenir urgent tellement il sentait son estomac le tiraillait. C'est alors qu'un homme de fort bonnes manières se pencha vers lui. Il portait une belle montre au poignet et tenait dans sa main un billet de vingt euros. « C'est pour toi, lui dit-il, si tu me fait cinq pas en marchant sur les mains. » « Et pour 50 euros, je le fais à poil c'est cela ? » répondit-il tant il était surpris par la proposition. « Non, 50 euros, c'est pour 10 pas en fredonnant I'm just a gigolo. » « Vous êtes pas ordinaire, vous ! ». Et comme l'homme sortait de sa poche un autre billet de vingt et un billet de dix, il se dit que ça valait le coup ! Alors après s'être levé, avoir pris un peu d'élan et s'être mis dans la tête l'air en question, il s'élança. Pendant les quelques secondes que dura la prise d'élan, il eu un doute. Il se demandait s'il était capable de faire ça, marcher sur les mains. Certes, il n'avait pas eu de problème pour se rappeler, l'air de musique, mais il se dit que c'était sa part de mémoire collective qui devait fonctionner. Mais ne se rappelant plus rien de lui, il eu peur d'être incapable de marcher sur les mains. Alors avant de poser les mains à terre, il prit une grande inspiration. Les 10 pas ne furent pas d'une grande élégance et d'une grande maîtrise, par contre il chanta juste. Revenant sur ses pieds, il se dit qu'il méritait bien son argent. Mais évidemment, l'homme avait disparu par la bouche de métro. Emportant avec lui, la veste et les 10 euros. Il s'élança à la poursuite. Mais n'ayant pas bien repris son équilibre interne et toujours assailli par la faim, il trébucha dans les escaliers. Rien de bien grave, mais il s'égratigna les mains en se réceptionnant sur le sol et son genoux frappant une des marches avec force, son pantalon se déchira. Remis de ses émotions, il se releva tant bien que mal, s'essuya les mains ensanglantées sur ses fesses de pantalon et marcha prestement et claudiquant plutôt qu'il ne couru vers les portillons d'entrée. En contrebas, deux métros se croisaient, l'un dans chaque sens. Il compris qu'il était inutile d'aller plus loin.

Remontant vers l'air libre et le soleil, il se dit qu'il était vraiment arrivé au fond. Sa situation avait même empirée en trois heures. Il n'avait toujours aucune idée de qui il était et à ce qu'il pouvait savoir, il ne possédait plus qu'une chemise d'une propreté douteuse, un pantalon déchiré au genou gauche et retenu par une ceinture fine en simili cuir noir et une paire de chaussure marron foncé avec des chaussettes beiges. Bref, ce qu'il portait sur lui. Ce n'est qu'arrivé sur la dernière marche, qu'il se rendit compte qu'en emportant son espoir de nourriture, le voleur avait aussi emporté le morceau de métal. Il était vraiment sans rien. Mais comme il ne voulait toujours pas se rendre aux autorités, ni devenir lui aussi un voleur, il se dit que le plus simple était de recommencer. Alors, plus pathétique que la première fois, il s'assit sur les marches et recommença à mendier.

Après avoir marché sur les mains d'une façon malhabile, tout en fredonnant un air entraînant et qui lui correspondait bien, il s'était précipité vers le métro et quelques secondes après, en était remonté dans un état lamentable. Après avoir récupéré dans la poubelle, le gobelet qu'un passant venait juste d'y jeter, il s'était à nouveau assis sur les marches, interpellait les passant et souriait aux passantes. Il était vraiment émouvant. Et malgré du sang qui avait coulé, il semblait toujours avoir le sourire. Sa persévérance la touchait beaucoup. A la première impression, il lui avait vraiment plus. Mais le coup de ne pas avoir d'argent, ça l'avait vraiment mis hors d'elle. Elle s'était dit que c'était encore un salop qui se moquait d'elle. Mais le fait de l'avoir vu mendier sur les marches, avait complètement retourné son jugement. Comme, elle avait bon cœur, elle pris dans la cagette quelques gâteaux qui avaient été malmenés par le mitron, et qu'elle ne pouvait décemment pas vendre. Et alors que sa collègue s'occupait d'emballer une charlotte aux fraises pour un gros type moustachu, elle alla lui porter.

-         « Bonjour ! Tenez c'est pour vous ! 

-         Re ! En quelle honneur ! 

-         Vous avez faim et je devrais les jeter ! 

-         Je suis pas certain que manger des gâteaux périmés soit très bon pour moi ! 

-         Ils sont pas périmés ! Ils ont juste une sale gueule ! 

-         Comme moi ! Alors eux et moi, on est fait pour s'entendre ».

Et alors qu'elle souriait, il se jeta comme la faim sur le monde pour dévorer un opéra qui avait perdu de ses grands airs, une religieuse qui avait perdu la tête et baillait de la collerette et un Paris-brest qui n'avait pas du aller beaucoup loin plus que le boulevard périphérique. Que c'était bon !

Avec de la crème sur la lèvre supérieure, du chocolat sur la joue droite, il était encore plus sexy.

-         « C'est quoi votre histoire !

-         Pardon. » Dit-il la bouche pleine.

-         « Pourquoi vous jouez au SDF ?

-         Parce que je crois que j'en suis un !

-         Ouais ben, des clochards en costards et chaussures vernies, j'en ai jamais vu.

-         C'est que vous m'avez pas bien regardé.

-         Sans rire ! Pourquoi vous êtes là ?

-         Je sais pas qui je suis !

-          ??!!

-         Je sais pas qui je suis ! Je connais pas mon nom ! Pas mon adresse ! Pas mon taf ! Rien. Le trou blanc.

-         Le trou noir vous voulez dire !

-         Vous êtes prof de français en plus de boulangère ?

-         Je ne suis pas boulangère ! Je vends dans une boulangerie pour payer mes études.

-         Et elle étudie quoi, la demoiselle ?

-         Ca vous le saurez plus tard !

-         C'est donc qu'on va se revoir ?

-         Vous perdez pas le nord !

-         Non. Pis je me sens sale. J'ai besoin de prendre une douche. Alors, où c'est que vous habitez ?

 

A vous de décider.

 

1)    Elle lui file une claque et répond un truc du genre « D.T.C. ».

2)    Elle lui répond par une blague et décide de prolonger la discussion.

3)    Elle a vraiment bon cœur et décide de l'accueillir.

 

Et pour orienter un peu plus. Ce qui arrive après… :

a)    …se passe bien

b)    …se passe mal

 

Et sinon, vous lui voyer quelle tête, celle de :

1)    Hélène

2)    Pauline

3)    Une autre personne… (merci de préciser qui)

  Lire les 9 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 22-01-2008 à 13h16

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  Blog créé le 15-11-2006 à 23h05 | Mis à jour le 17-02-2008 à 21h10 | Note : 8.04/10