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MONDESPARALLELES
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Puzzle. Un roman d'aventures à construire ensemble.
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Pièce n°XIII

 

Firenssey se demanda quelques instants ce qu’elle avait à perdre. Bon, il y avait son travail, mais avec le CV qu’elle avait maintenant, elle retrouverait du boulot dans la semaine. Et je dis dans la semaine, c’est parce qu’il fallait surtout le temps, qu’elle trouve un travail qui s’adapte à elle et pas l’inverse. Parce que si c’était juste du boulot dans l’industrie du manga, elle aurait dix propositions dans la journée. Mais il fallait un travail dans lequel elle pouvait s’investir totalement. Alors, non à tout bien réfléchir, elle n’avait rien à perdre. Ce travail était loin de chez elle, les tickets restaurants d’un montant ridicule ne permettaient pas même d’acheter un sandwich, son bureau disposait d’une fenêtre donnant sur d’autres bureaux, alors qu’elle rêvait d’une vue sur la nature. Son salaire était raisonnable, mais il aurait pu être carrément indécent.

Alors, pendant que Berthon lui jetait des regards menaçants, elle décida d’ignorer son ordre et de s’asseoir tout de même. Mais si elle s’asseyait, ce n’était pas pour essayer de le convaincre, mais juste pour lui dire ses quatre vérités en face, les yeux dans les yeux. « Vous n’avez pas compris ? Je vous ai dit que Luc, prenez la relève ! » insista Berthon.

Elle attendit qu’il ait fini, puis le regardant intensément, elle dit : « Ecoutez Berthon ! Ca fait des années que vous jouez au petit chef ici. Peut-être que ça vous fait jouir de briser les gens, de leur cracher vos reproches dessus, de les humilier, peut-être qu’il n’y a que comme ça que vous prenez votre pied. Vous me direz avec la tronche que vous avez, je vois pas vraiment comment pourriez prendre votre pied d’une autre manière. Et franchement, comment en vouloir à la femme qui vous a quitté. Vous êtes petit, minable. Vous êtes nul comme manager. Vous vous y connaissez en manga comme moi en formule 1. Vous n’avez pas d’idées. Pas de projets. Pas d’ambition. Même vos costumes sont merdiques. Et vos cravates. Mais où allez vous chercher des horreurs pareilles. Non honnêtement, vous n’êtes pas de la merde dans un bas de soie, vous êtes juste de la… ». Elle n’eut pas le temps de finir. Berthon parti dans un énorme éclat de rire et enchaîna « Vous me plaisez ! Vous avez du cran. Vous ne vous laissez pas ni impressionner ni marcher sur les pieds. J’avais prévu ce petit test depuis longtemps, pour voir si vous valiez le coup. Vous le valez ! Et comment ! ». Alors qu’il reprenait le dessus par un tour de passe-passe dont il avait le secret, Firenssey se demanda qu’elle coup de poker elle venait de jouer. Elle l’avait injurié comme personne n’avait jamais du oser le faire et il prenait ça à la rigolade. Il s’en sortait haut la main. Et elle ? Elle aussi. Sacré Berthon !

« Restez assise. On reprend la présentation de B&B&B depuis le début. Luc, cessez de jouer au calife et allez nous chercher à tous des cafés. » Sacré, Luc. Il avait essayé sa partition et échoué, mais dans le fond, ce n’était pas un mauvais bougre. C’était même un excellent assistant. Peut-être un peu trop porté par la flemme et tête en l’air comme pas deux. Alors qu’elle récapitulait les points forts de B&B&B, Luc sortit donc chercher les cafés. Elle en était au paragraphe 4 du partenariat avec la grande maison d’éditions japonaises, quand Luc revint. Il était livide.

« Fi, votre mari essaie de vous joindre depuis plus d’une heure. Il y a eu un problème ! ». « Quoi ? Quel problème ! ». « Il a dit que c’était à propos de votre fils. ». « Comment ça mon fils ! », le son de sa voix trahissait l’angoisse terrible qui s’emparait d’elle. «J’en sais pas plus. Il a juste donné ce numéro à la secrétaire» repris Luc en tendant un post-it. « Je vous laisse continuer. Je reviens Berthon, mais vous ne vous en tirerait pas comme ça, ne vous inquiétez pas ! » dit-elle juste avant de courir vers son bureau pour se jeter sur le téléphone.

Après la sonnerie d’usage. « Piscine municipale, bonjour ». Fit une voix de poissonnière. « Bonjour, je suis Firenssey Utile. Mon mari Guillaume m’a laissé ce numéro. » Silence à l’autre bout du fil. « Ah ! Je vois. Vous êtes la mère du… Je fais chercher votre mari, madame. Mais ça peut prendre un peu de temps. Il est interrogé par la police pour le moment. » « Par la police ? » mais il n’y avait plus personne pour répondre à ses questions. « La police », « la mère du… », maintenant, elle craignait le pire ! A travers le combiné, elle entendit des voix, des bruits de pas, une chaise qu’on déplace sans ménagement en la faisant grincer sur le sol, le téléphone qu’on n’attrape. « Fi, c’est moi. C’est Guillaume. » « Que se passe t’il ? Que lui est-il arrivé ? Il est vivant ? Non me dis pas qu’il est… ». « Non, il n’est pas… pas pour l’instant… en tous cas… j’espère. » « Mais quoi ? ». « Il a disparu. Sûrement enlevé ! ». « Enlevé ? Mais qu’est-ce que tu racontes ? ». « On avait fini de se baigner. Je continuais de m’habiller dans la cabine. Et lui il était prêt. Il voulait se sécher les cheveux. Il criait. Alors, j’ai ouvert la porte et il est allé sous la machine. D’où j’étais, je voyais ses chaussures vertes fluo, tu sais les espèces de sabots, celles pour lesquelles il avait fait une comédie. J’ai du les quitter des yeux, même pas 20 secondes, le temps de mettre mes chaussures. J’ai relevé la tête, je ne les voyais plus. Je les cherchais des yeux tout en ramassant les affaires et en l’appelant. Mais arrivé sous la machine et autour plus rien. J’ai passé quelques minutes à crier dans les allées. Rien. Alors je suis allé à l’accueil et une dame m’a dit que quelques minutes avant, un homme était parti en tenant dans les bras un enfant qui pleurait. Un enfant qui portait des sabots verts fluo. » « Mais pourquoi ? Pourquoi ? » « Je ne sais pas, Fi, je ne sais pas. La police pense à un pédophile mais sans trop y croire. Généralement, ils préfèrent s’attaquer des enfants isolés, sur une petite route, mais pas un enlèvement dans une piscine en plein Paris. C’est à n’y rien comprendre. Comme si il avait été enlevé intentionnellement. Pour une rançon ou en représailles. » « En représailles ? ». Le mot raisonna en elle... En un instant, il se mêla aux souvenirs de la veille. Les hommes masqués, les autres, pouvaient-ils aller jusque là ? Elle était sûr que oui. Elle n’avait pas vu leurs visages. Mais des gens prêts à entraîner les autres à condamner un homme à un mort et faisant appliquer sans scrupules la sentence, n’ont sûrement pas beaucoup de scrupules à faire enlever un enfant innocent. « Fi, Fi, ça va ? ». Guillaume s’inquiétait au bout du fil. « J’en sais rien ! Je te rejoins. A tout de suite. » Et elle raccrocha sans même laisser le temps à Guillaume de prononcer un mot d’amour ou de réconfort. Elle était abattue. Luc entra et sans même prêter un vrai regard sur elle, il lui dit « Berthon, veut les résultats des ventes sur deux ans et pas seulement sur 18 mois. Je prend ton ordi ça ira plus vite.» Et se faisant il se mis à pianoter. « Fi, tu feras gaffe, t’as des mails en retard… Oh, putain !! Fi, vient voir. » C’est là qu’il se leva vers elle et vit son visage livide, décomposé, crispé par la peur. « Quoi ? » peina t’elle à articuler. « C’est… c’est une photo de ton fils… » Elle se mit sur ses pieds d’un coup et sauta d’un bond vers l’ordinateur. « Pousses toi. ». La photo était presque floue. Son fils était assis sur le cuir noir d’une voiture. Ses chaussures vertes fluo aux pieds. Les yeux pleins de larmes. « Oh ! non !!». « Fi, qu’est ce qui passe ?? C’est quoi ces conneries ? » Demanda Luc. « Ils l’ont enlevé. Ces salauds l’on enlevés. » « Comment ? Oh, putain… Je crois que c’est pris d’un portable vu la qualité. Peut-être directement envoyé par mms du téléphone, si ça se trouve. » Firenssey avait du mal à se détacher de l’image. « Il y a un message ? » demanda luc. Alors, elle fit tourner la roulette de la souris et le texte apparu. « Rendez-vous à 12h, devant le Virgin mégastore du Louvre, à côté de la pyramide inversée. Si vous voulez revoir votre fils vivant, venez seul, n’en parlez à personne, n’appelez pas la police. » « Quelle horreur, murmura Luc, qu’est ce qu’on fait ? ».

 

A vous de décider :

1) Elle y va seul, tout de suite. 

2) Elle appelle Guillaume et lui dit tout.  

3) Elle y va avec Luc, sachant qu’il est déjà au courant.

 

Et pour orienter un peu plus. Ce qui arrive après… :

a)    …se passe bien

b)    …se passe mal

 

Et sinon, vous leur voyez quelles têtes à Guillaume et Luc, celles de (chacun la sienne, hein, pas une tête pour deux…) :

1)    Jibat

2)    Julien

3)    Sébastien

4)    Steva

 

Ce chapitre est la suite directe du chapitre n°IV.

  Lire les 6 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 17-02-2008 à 21h09

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  Blog créé le 15-11-2006 à 23h05 | Mis à jour le 17-02-2008 à 21h10 | Note : 8.04/10