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MONDESPARALLELES
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Puzzle. Un roman d'aventures à construire ensemble.
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Pièce n° I

 

La Statue de la liberté fut la première chose qu'il vit quand il se réveilla. Une statue de la liberté à taille réduite qui d'où il était, allongé au sol, pouvait paraître aussi grande que les immeubles alentours. Mais sortie de la contre-plongée, elle reprenait ses dimensions de miniature. Il avait des courbatures et la sensation New-yorkaise passée, il ne les percevait que plus durement. Il se sentait un peu perdu. Certes, il n'avait pas traversé l'Atlantique, il était bien en plein milieu de la Seine, mais Paris en ce matin de juillet avait pour lui, une saveur d'inconnu. Et par-dessus tout, il mourrait de faim. Revenu à lui, il remonta au niveau de la rue. Et chercha d'abord des yeux un commerce ouvert. Même si chez lui, l'action précédait souvent la réflexion, il prit, ce jour là, le temps de se repérer. Un café à quelques encablures était fermé pour congés annuels. Il pris la route qui partait vers le cœur de la ville.

Son choix fut le bon. Quelques hectomètres plus loin, il tomba sur une boulangerie. De dehors déjà, l'odeur du pain chaud et des croissants au beurre lui chatouillait les narines. A l'intérieur ce fut l'explosion. En voyant les pains au chocolat de belle taille, les chaussons aux pommes luisant et les chouquettes amassées en pyramide, son ventre émit un gargouillis révélateur. Il ne savait que prendre. Alors il demanda à la vendeuse gironde un peu de tout. Un croissant, deux pains au chocolat, deux chaussons aux pommes et 200 grammes de chouquettes. La vendeuse ouvrait de grands yeux. L'air étonné que ce type en costume de soirée défraîchi puisse être capable de manger tout cela. En fait, elle pensa que c'était un noceur plus noctambule que matinal, qui après une nuit blanche bien agitée, se restaurait avant d'aller dormir. Alors, comme il était plutôt beau, elle lui sourit. Heureux de cette charmante attention, il lui rendit son sourire. Même si pour lui, c'était plus un remerciement à la main qui mettait des victuailles dans des sacs en papier qu'une tentative de charme à une femme qui n'était pas son genre.

« 13 euros tout juste » dit-elle. Machinalement il mit la main à sa poche. C'est là, qu'en fait il remarqua son insolite accoutrement. Il était plus habitué au jean délavé qu'au pantalon à pinces. Surtout assorti d'une veste et d'un nœud papillon, qui bien que défait le rendait encore élégant.

Il avait testé la poche gauche. Elle était vide. Il essaya la droite. Elle était vide aussi. Rien non plus dans les poches arrières. Ni dans les poches intérieures de la veste. La vendeuse commençait à perdre son sourire. Surtout que derrière lui, la file du samedi matin s'allongeait. Il avait fini presque toutes les poches. Sans grand espoir, il tenta la poche de la veste où les hommes d'une grande classe laisse dépassé un bout de tissu coloré. Au toucher, ça s'annonçait mal, pas de billet. Mais il avait frôlé quelque chose. Il étendit ses doigts. Ca ressemblait à de la pierre ou à du métal. Il sortit la chose de sa poche. C'était une galette d'un vert sombre, aussi ronde et aussi plate qu'une pièce de deux euros, mais à la façon dont elle était sculptée, il su du premier coup d'œil, qu'elle valait beaucoup plus. Il n'aurait pas su dire de quel métal il s'agissait, mais la fascination qu'il éprouva pour l'objet fut immédiate. Le rond n'était pas parfait, il était même ébréché, comme si des parties avaient été cassées. Un toussotement intempestif l'arracha à sa contemplation. La vendeuse s'impatientait. « C'est 13 euros » redit-elle. Il du se rendre à l'évidence, il n'avait pas d'argent sur lui. Il était sincèrement confus. Surtout que la faim le tenaillait. Dit qu'il n'avait rien sur lui en tentant un sourire. La vendeuse lui jeta un regard si noir qu'il en prit presque peur. Penaud, il sortit, tandis que la vendeuse auparavant si amicale tempêtait maintenant contre lui.

Sa première idée une fois sortie fut d'aller porter plainte. On l'avait volé. Il voulait retrouver son bien. Il avait du mal a imaginé qu'une chose pareille, lui soit arrivée à lui. A lui ! C'est alors qu'il eut un flash. La vérité, terrible, l'assaillit. Il ne savait pas qui était ce lui. Il ne savait pas qui il était ! Il eu beau essayer de se concentrer. Rien ne vint. Ni nom, ni adresse, ni ami, ni famille, ni passé. Un grand vide noir comme les ténèbres avant la création de la lumière. Il du s'asseoir un moment sur un banc pour reprendre son souffle, tellement le choc mental avait été fort. Qui suis-je ? Se demandait-il sans cesse. Mais au fur et à mesure de ses vaines introspections, il s'aperçut que la sensation de faim reprenait de plus en plus sa place. Comme si l'instinct de survie supplantait sa quête d'identité.

Par le plus grand des hasards, il compris qu'il était à la croisée des chemins. Il voyait au loin l'entrée d'un poste de police. Il pouvait y pénétrer et expliquer son cas. Il commencerait alors à mener une enquête ou le détective et le disparu ne ferait plus qu'un. Ou alors, il pouvait s'occuper d'apaiser sa faim. Au distributeur automatique tout proche, une vieille dame tirait de l'argent juste accompagnée d'un caniche qui ne semblait pas bien méchant. Personne à gauche. A droite, un couple s'éloigne de la boulangerie dans le sens opposée. Ou bien, il pouvait s'asseoir sur les marches de la bouche de métro et mendier quelques pièces pour s'acheter à manger. Il n'aimait pas trop cette idée. Surtout qu'habillé comme il était, il doutait de sa réussite. En même temps, pouvait-il encore compter sur la bonté de l'âme humaine ?

 

A vous de décider :

1)    Il va au poste de police

2)    Il attaque la vieille dame

3)    Il part mendier devant le métro

 

Et pour orienter un peu plus. Ce qui arrive après… :

a)    …se passe bien

b)    …se passe mal

 

Et sinon, vous lui voyer quelle tête, celle de :

1)    Benjamin

2)    Brams

3)    Herman

4)    Jibat

5)    Julien

6)    Marco

7)    Sébastien

8)    Steva

9)    Vlad

10)  Une autre personne…

  Lire les 11 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 01-01-2008 à 14h09

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  Blog créé le 15-11-2006 à 23h05 | Mis à jour le 17-02-2008 à 21h10 | Note : 8.04/10